Dans mon
précédent post sur le sujet, j'évoquais les freins de la VAE. Je ne
connaissais pas à l'époque un détail important : l'organisme de financement.
En effet, l'organisme de financement impose une date limite, en ce qui me concerne, le dossier
VAE doit être finit pour novembre 2008 (ce que je n’ai appris qu’en juin).
Fini, c'est à dire ? C'est à dire que ce n’est pas clair du tout. On ne sait
pas si c'est "dossier déposé à l'université" ou encore "dossier
passé au jury". Tout ce qu'on sait,
c'est que c'est la condition pour être financé par l'organisme (du genre Opacif
ou autre).
Bon on reprend tout : mon entreprise finance cette VAE (et a aussi remboursé
les frais de déplacement à Montpellier etc..., merci à elle) mais une grande
partie est en fait au final financée à l'aide d'un organisme qui s'appelle
l’Opcalia. L’université charge à mort le prix, dans ce cas là.
Évidemment, comme l'université de mon choix a mis 6 mois pour répondre
favorablement à ma demande (pour rappel, j'ai commencé mes démarches en Septembre
2007, youpiiii), me voilà inscrite pour le jury de Février 2009 !
Ah, entre temps, les professeurs ont donné le sujet du travail personnel
supplémentaire à faire, c'est là qu'on rigole.
En mai, je reçois ceci : "il y a matière à
validation sous réserve d'un travail à distance dont le contenu est en cours de
définition".
En juin, je reçois ceci :
"A partir de ses expériences professionnelles, la candidate devra
fournir un dossier d'’analyse et de conception dont les explications seront
illustrées à l'’aide de diagrammes utilisant le formalisme UML. Ce dossier
devra notamment comprendre les parties suivantes :
une description des besoins fonctionnels et non fonctionnels, une description
de l'’architecture retenue et une description technique de la conception
logicielle élaborée. Il devra rendre compte du contexte dans lequel le projet
s'’est déroulé ainsi que du type de processus qui a été adopté (XP, UP, ...…).
Le dossier demandé sera présenté sous la forme d'un rapport écrit de 30 à 50
pages qui devra permettre au jury d'apprécier l'aptitude de la candidate à
utiliser le langage de modélisation orienté objet UML pour spécifier les
différentes étapes d'’un projet informatique".
Ouch... C'es vague, difficile d'anticiper leurs attentes. Parce que si je
m'écoute moi, et que je couvre tous les sujets comme il faut, c'est pas 50
pages qu'il va faire le truc. Je rappelle au passage que je n’étais pas sensée
faire ce travail et que le dossier de VAE est sensé suffire, d’après la loi.
Bref, un conseil pour votre VAE, ne vous faites pas enfumer au niveau des
dates, et relancez les universités, plein de fois, pour ne pas vous mettre 6
mois dans la vue.
Car, comme Montpellier était mon choix numéro 1, quand j'ai reçu la réponse de
Paris j'ai temporisé. Mais, 6 mois plus tard, Montpellier répond (avec la
réponse qu'on a vu dans le post précédent), et donc, Paris, vexé (c'est
normal) reporte mon dossier à 2009 car j'ai mis trop de temps à me décider.
Evidemment, en ce qui me concerne, c'est chaud, et je pense sincèrement,
qu'après des heures de travail passées sur mes dossiers, je vais finir par
laisser tomber, car, faire ces deux dossiers (dont un totalement flou) en 2
mois (l’université me donnant Septembre comme dead line), tout ça pour une
année d'étude supplémentaires, cela n'en vaut plus trop la peine.
Pour finir, même le montage du dossier VAE devient une plaie :
En effet, l'effet pervers de mon accompagnement avec un cabinet spécialisé dans
les VAE, je ne l'avais pas vu au départ : je suis constamment entre le marteau
et l'enclume : l'université m'impose une méthodologie pour mon dossier (qui
vaut ce qu'elle vaut hein, c'est pas du grand art en terme d'argumentation mais
bon on me demande pas un mémoire il paraît) et le cabinet veut m'en faire faire
une autre. Moi, au milieu, je suis paumée entre vouloir bien faire, et faire
comme on me le demande (toujours le problème ca, avec les écoles : "merci
de faire comme les autres un point c'est tout", au lieu de remettre en
question leurs outils, et de se nourrir des propositions d'améliorations extérieures,
non, il faut absolument faire comme caaaaaa!!!!) Mon accompagnateur perso
insiste, et l'université refuse, et moi, je m'use.
Bref, c'est dur d'apporter une approche du monde professionnel, comme ils me le
demandent, alors que ce sont des universitaires cloisonnés en face, et qui en
plus refusent tout apport externe.
Voilà, ce sera le dernier article de la série sur mon retour d'expérience sur
la VAE. Comme me l'avait suggéré quelqu'un ici, il reste toujours le cnam, les
joies des cours du soir qui commencent à 17H et qui sont ultra compatibles avec
une vie professionnelle, et les cours du samedi, qui eux, sont ultra compatibles
avec une vie privée.
Franchement, je suis plus sure d'avoir à y gagner quelque chose, peut-être que
mon BAC+2 suffira finalement. Et aux entreprises françaises qui me ferment des
portes à cause de ça, tant pis pour elle, on n’est pas compatibles.
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